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Environnement et patrimoine
 

Les espaces réglementées

Les espaces remarquables et les services rendus

  • les zones humides (environ 2 100 ha de mangroves affectés au Conservatoire du littoral).
  • les herbiers de phanérogames (environ 5 000 ha comprenant 5 espèces présentes à la Martinique sur les 50 recensées sur le plan mondial) : habitat des oursins blancs, des lambis, des tortues vertes.
  • les communautés coralliennes (5 600 ha, 81 % dégradés)
  • les plages et les estrans (forêt du littoral)

Ces espaces rendent des services importants :

  • Services rendus par la mangrove : protection littorale (trous à cyclone), régulation hydrique et d’épuration, fonction d’habitat pour la faune et la flore, interconnexion avec les habitats marins côtiers (herbiers et récifs).
  • Services rendus par les herbiers : habitats et abris pour une faune spécifique, nourricerie, pour les espèces récifales, forte production primaire et de protection pour les communautés coralliennes adjacentes dans la mesure où ils retiennent les sédiments et sont utilisateurs de nutriments d’origine terrigène.
  • Services rendus par les communautés coralliennes : abris et source de nourriture pour ses habitants, protection des côtes, production de sable calcaire.

La règlementation des espaces en mer vise ainsi à protéger et préserver ces milieux.

 
 

Les espaces marins réglementés

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publié le 18 janvier 2018 (modifié le 30 mai 2018)

Certains espaces marins, communément appelés « aires marines protégées » sont « sous statut » : ils font l’objet d’une gestion spécifique avec, dans certains cas des mesures encadrant les activités qui s’y tiennent. Il est recommandé de prendre connaissance de ces règles avant d’y pratiquer une activité :

  • le Parc naturel marin : nouvel outil de gestion de la ZEE Martiniquaise, le parc marin doit élaborer son plan de gestion dans les 3 prochaines années
    => découvrir les orientations prévues par le décret constitutif du parc marin de la Martinique
  • le sanctuaire AGOA : étude et protection des mammifères marins
  • le périmètre de protection en mer de la Réserve Naturelle Nationale des îlets de Sainte Anne : avec pour vocation d’assurer la tranquillité des oiseaux nicheurs (un des plus grands sites de reproduction des petites Antilles).
  • la Réserve Naturelle Régionale du Prêcheur
  • le classement des sites et paysages au titre de loi de 1930 : le littoral de la presqu’île de Sainte Anne, la baie de Génipa, les îlets du François et du Robert, la baie des Anglais (2013) qui est à l’intérieur du périmètre du projet de grand site.
  • les espaces remarquables de la loi littoral (définis dans le SAR/SMVM).
    => prendre connaissance du SAR
  • le domaine public maritime : toute occupation de l’espace maritime ou toute installation (par exemple d’une ligne de mouillage, d’un ponton, d’un ascenseur à bateau…) est soumise à autorisation de l’autorité gestionnaire du domaine (AOT pour autorisation d’occuper temporaire ou COT pour concession d’occupation temporaire). Les demandes sont à déposer à la direction de la Mer qui instruit les dossiers pour le compte de l’autorité signataire (enquête administrative et, selon les cas, publique). Le DPM peut être affecté au Conservatoire du littoral (et géré par l’ONF et le Parc naturel régional), inclus dans la circonscription maritime du Grand Port Maritime de la Martinique, affecté à une collectivité (au large du Marin par exemple) ou encore géré en régie par l’État.
  • les zones couvertes par des arrêtés de protection de biotope
  • cantonnements de pêche

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Les usages, pressions ou menaces qui pèsent sur les écosystèmes marins

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publié le 30 mai 2018

Les ecosystèmes marins peuvent être fortement perturbés par diverses pollutions, pressions ou usages en Martinique :

  • les eaux sales (système d’assainissement défectueux ou réseau pluvial) : eaux usées pour partie responsables de l’enrichissement des eaux côtières en nitrates et phosphates et se traduisent par des phénomènes d’eutrophisation favorisant la multiplication des algues au détriment des coraux et des herbiers)
  • l’urbanisation concentrée sur le littoral et les constructions illicites ainsi que les atteintes aux milieux naturels (en particulier à la mangrove du fait, par exemple, de remblaiements ou d’endigage illégaux) en particulier sur la zone dite des 50 pas géométriques, bande littorale de 80,2 m de large relevant du domaine public.
  • la pollution agricole : elle peut être à l’origine de l’érosion des sols et les transports de solides vers le milieu marin (destruction des forêts qui supprime les zones de décantation et de filtration entre terre et mer) : phénomène d’hyper-sédimentation des écosystèmes marins côtiers ; l’apport de fertilisants (enrichissement des eaux) ; les pesticides (dont la chlordécone).
  • les mouillages (destructions des herbiers, des coraux, rejets d’eaux noires avec le risque d’eutrophisation par apport de nutriments, suspension de solides, coloration de l’eau, pollution bactériologique)
  • la pêche et en particulier la pêche illégale avec notamment l’abandon/perte d’engins de pêche
  • le transport maritime : source de pollutions (rejet d’hydrocarbures, de gaz à effet de serre), destruction d’habitat en cas de mouillage non maîtrisé et risque de collision : les navires battant pavillon français sont soumis à obligation de signalement des mammifères marins dans le sanctuaire AGOA (prendre connaissance du décret)
  • les excursions en mer et l’observation des mammifères marins ("whale watching") : un arrêté préfectoral régule l’approche des mammifères marins afin de réduire le dérangement des animaux
  • les sports nautiques (voile, surf, kite surf, scooters des mers, plongée sous marine, kayak)
  • les activités industrielles et en particulier les chantiers navals
  • les espèces invasives : comme le poisson lion. Elles sont transportées par les eaux de ballast des navires de commerce. Le ballastage obéit désormais à des règles internationales que sont chargés de faire respecter les inspecteurs du Centre de sécurité des navires de la direction de la Mer.
  • Les sargasses : l’échouement de sargasses sur la côte ne constitue pas juridiquement une pollution. L’amplification du phénomène ces dernières années reste encore méconnu. Une des hypothèses porte sur l’enrichissement de la mer par des engrais charriés par les grands fleuves d’Amérique du Sud. Ce phénomène « naturel » entraîne pour autant, quand les algues ne sont pas rapidement évacuées, des nuisances importantes y compris sanitaires qui peuvent obliger l’évacuation des zones littorales. Le ramassage en mer est à l’étude comme la protection des côtes au moyen de barrages.

Les zones interdites à la pêche en Martinique

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publié le 30 mai 2018 (modifié le 31 mai 2018)

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